Les voyelles dans l'Alphabet hébreu

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Les voyelles

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Les voyelles hébraïques

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Qamatz, Pata'h, Tséré, Ségol, Hiriq, Holam, Shourouk, Qouboutz

Les voyelles hébraïques avec l'écriture massorétique

Sous-Titre

Sous-Titre

  • Le son "a" Qamatz : «  ָ   » , le Pata'h : «  ַַ   » , le 'Hataf Pata'h «  ֲ   »
  • Le son "é" Ségol : «  ֶ   » , le Tséré : «  ֵ   » , le Shéva «  ְ   »
  • Le son "i" 'Hiriq : «  יִ  », le 'Hiriq : «  ִ   » , le Youd « י   »
  • Le son "o" 'Holam :  «  ֹ  » , « וֹ » , 'Hataf Qamatz «  ֳ   »
  • Le son "o" Shourouq : « וּ » , Qouboutz «  ֻ   » .



 

ֲ

 

ַ

 

ָ

 

a
  חֲטַף־פּתָח פַתָח קָמָץ
  'Hataf Pata'h Pata'h Qamatz


ְ

 

ֱ

 

ֵ

 

ֶ

 

é
שְׁוָא חֲטַף־סֶגוֹל צֵירֵה סֶגוֹל
Shéva 'Hataf Ségol Tséréh Ségol


י

 

 

ִ

 

יִ

 

i
יוּד   חִירִק חִירִק
Youd   'Hiriq 'Hiriq


 

ֳ

 

ֹ

 

וֹ

 

o
  חֲטַף־קָמָץ חוֹלַם חוֹלַם
  'Hataf Qamatz 'Holam 'Holam


 

 

ֻ

 

וּ

 

ou
    קֻבִּוּץ שׁוֹרוֹק
    Qouboutz Shourouq


Les « Mater lectionis » sont des consonnes qui servent de voyelles

 Le א, le ה, le ו, le י, auquel nous pouvons ajouter le ע

sont des consonnes qui peuvent s'identifier à des voyelles par l'usage qu'on en fait..

Même si les voyelles du système massorétique ont été ajoutées tardivement, la première façon de marquer la présence de voyelles fut d'utiliser 3, puis plus tard 4 consonnes qui pouvaient s’apparenter à des voyelles. On nomme ces lettres les « Mater lectionis », terme qui signifie littéralement « mère de lecture » en latin. Les 3 premières lettres utilisées étaient le « ה », le « ו » et le « י ». Auquel on ajouta plus tard le « א »

Donc aujourd’hui, on considère qu’il y a 4 « Mater lectionis ». Cependant, la prononciation du « ע » ayant été simplifiée dans l’usage de moderne, nous considérons que le « ע » peut aussi s’intégrer à la liste des « Mater lectionis » puisque son rôle aujourd’hui est essentiellement de porter la voyelle.

 Le א, le ה, le ו, le י, le ע

א : Le « Alèph » se prononce par la voyelle qui l'accompagne essentiellement. Plus souvent « a », il peut-être néanmoins aussi,« é », « i », « o », « ou », au choix. Il n'a pas de son propre et d'ailleurs, certes, on le dit consonne, mais sa nature propre est assurément de porter la voyelle puisqu'il ne possède aucune consonance, à part tout de même celle de couper le son entre deux syllabes.

ה : Le « Hé » possède une légère consonance, il s'agit d'un "h" aspiré, comme en anglais par exemple. Et là, idem, il porte les voyelles essentiellement. Souvent le « a » mais les autres aussi.

ו : Le « Vav » est singulier puisqu'il peut servir de voyelle ou de consonne. Encore une nuance probablement arrivé tardivement car il était surtout « o » et « ou ». Aujourd'hui, il oscille selon les circonstances entre le « o », le « ou » et la consonne « v ».

ע : Le « Ayin » est à l'origine une lettre gutturale. C'est-à-dire qui se prononce dans la gorge. En hébreu moderne, on le simplifie souvent en se contentant de couper le son entre les syllabes, tout comme le « Aleph », et de lui attribuer une voyelle. Il devient ainsi essentiellement voyelle.

י : Le Youd est identique au « y » français car il peut à la fois servir de voyelle « i », ou bien, devenir consonne, un « y », comme en français dans le mot : Yeux.

Les particularités

du Shéva ( ְ  )

Abscence de voyelle

Le Shéva qui marque l'abscence de voyelle ne s'indique pas en fin de mot, à l'exception du Khaf final et parfois du Tav.

Exemple :

Talmid, תַלְמִיד

Il y a un Shéva sous le Lamèd ל, mais pas sous le Dalèt ד, car il est en fin de mot.

Au contraire avec le mot :

Mélèkh : מֶלֶךְ

Il y a un Shéva sous le Khaf final. Il y en a toujours sous cette lettre.

"e" muet

Ce qu'on appelle un "e" muet est un "é" ou un "e" légèrement prononcé.

La règle est parfois aléatoire du fait de l'évolution de l'hébreu moderne qui s'est adapté aux besoins et s'est souvent libéré de règles trop lourdes.

Par exemple, si en hébreu classique, la règle du "e" muet est qu'il se prononce en début de mot mais pas en fin de mot, en hébreu moderne, c'est différent. En général, les Israéliens ne s'encombrent pas de ces détails. Un Shéva marque l'absence de voyelle tout simplement. Sauf quand le bon sens indique que ça ne sonnerait vraiment pas bien et qu'il vaut mieux le prononcer pour être audible et compris.

Exemple :

Médabèr : מְדַבֵּר

Ici, le Shéva sous le Mèm est prononcé car ce serait un peu génant à l'orreille et pas très pratique à prononcer.

Alors, quand prononcer ou ne pas prononcer le shévah ?

Shévah silencieux ou prononcé

Eh bien, le shéva se prononce lorsqu’il est en début de mot, ou en début de syllabe. Et au contraire, il est silencieux lorsqu’il ferme une syllabe.

Quand deux shéva se suivent

Et quand deux shévah se suivent, le premier est silencieux et le deuxième est prononcé. Pourquoi ? Eh bien tout simplement, parce que le premier a pour fonction de fermer une syllabe, et le second, ouvre la prochaine syllabe.

 

 

Les particularités

du Qamatz ( ָ  )

Lorsqu'il se prononce « o »

Dans certains cas, le Qamatz se prononce « o ».

Exemple :

Kol ou Khol : כָּל ou כָל

Le mot Kol signifie "tout". Le o dans ce cas, ce prononce comme le « o » d'un bol.