Convention phonétique Lilmod Aleph Beth

transcription de l'hébreu en phonétique

en tableau


Dans ce tableau, nous avons inscrit les conventions d’écriture phonétique que vous rencontrerez au fil de la formation.


Convention phonétique Lilmod Aleph Beth
Sous-titre
  transcriptions précisions
א אַלֶף alèph « a » « é » « è » « i » « o » « ou » * parfois silencieux
בּ/ב בֵּית/בֵית beith/veith « b » ou « v »  
ג גִמֶל guimèl « g » ou « gu » ga, gue, gui, go
ד דַלֶת dalèt « d »  
ה הֵא « h »  
ו וָו vav « v », « o » ou « ou »  se prononce « ou » devant « מ,  ב,  פ »  
ז זַיִן zayin « z »  
ח חֵית heith « 'h » il doit être précédé d’une apostrophe
ט טֵית teith « t »  
י יוּד youd « i » ou « y »  i ou ye
כּ/כ כָּא/כָא kaf/khaf « k » ou « kh »  
ל לָמֶד lamèd « l »  
מ מֵםְ mèm « m »  
נ  נוּן noun « n »  
ס סָמֶךְ samèkh « s » le « s » est doublé si besoin 
ע עַיִן ayin « 'a », « 'é », « 'è », « 'ei », « 'i », « 'o », « 'ou » Il doit être précédé d’une apostrophe*
פּ/פ פֵּה/פֵה péh/féh « p » ou « f »  
צ צָדֵי tsadei « ts » ou « tz » "tz" exclusivement en fin de mot
ק קוֹף qof « q »  
ר רֵיש reish « r »  
שׁ שִׁין shin « sh » ou « s » le « s » est doublé quand nécessaire
ת תָו tav « t »  

 

Règles de transcription

Convention Lilmod Aleph Beth

    1. Le « א / alèph », qui sert essentiellement de voyelles, s’écrit tout simplement avec une voyelle « a » « é » « è » « i » « o » « ou ».

Lorsqu’il débute une syllabe, il coupe le son entre les deux syllabes.
Ex : « מְצִיאוּת / métsiout  » On ne prononce pas « métsiyout », c’est-à-dire que le « i » ne se fond pas dans le « ou », les deux sons ne se mêlent pas.
On  doit donc couper les deux syllabes pour entendre les son « i » et « ou » de façon distinctes : « métsi-out  ».
Notez que lorsqu’il n’est pas en début de syllabe en général, il ne se prononce pas.

  1. Le « בּ / beith » s’écrit « b », et le « ב / veith » s’écrit « v ».
  2. Le « ג / guimèl », étant donné que sa consonance est « gue », s’écrit « ga, gue, gui, go, gou ».
  3. Le « ד / dalèt » s’écrit « d ».
  4. Le « ה /  » s’écrit « h ».
  5. Le « ו / vav » s’écrit « v » ou « o » ou bien « ou ». En fait, il se prononce « ou » devant les lettres « מ  », « ב  » et « פ  ».
  6. Le « ז / zayin » s’écrit « z ».
  7. Le « ח / ‘heith » s’écrit « ‘h »
  8. Le « ט / teith » s’écrit « t »
  9. Le « י / youd » s’écrit « i » ou « y ».
  10. Le « כּ / kaf » s’écrit « k » , et le « כ / khaf »  s’écrit « kh ».
  11. « ל / lamèd » s’écrit « l »
  12. « מ / mèm » s’écrit « m »
  13. « נ / noun » s’écrit « n »
  14. « ס / samèkh » s’écrit « s » et si besoin on doublera le « s » pour éviter de produire le son « ze » au lieu de « se ».
  15. « ע / ayin » est indiqué par une apostrophe. Autrefois il se prononçait fortement mais aujourd’hui il se comporte beaucoup comme un aleph, lorsqu’il est en début de syllabe, il coupe le son et porte le plus souvent une voyelle. Lorsqu’il n’en a pas, on insiste légèrement sur la voyelle précédente, ou on coupe à peine le son entre les syllabes. Notez que lorsqu’il n’est pas en début de syllabe en général, il ne se prononce pas.
  16. Le « פּ / péh » s’écrit « p ». Et le « פ / féh » s’écrit « f ».
  17. Le « צ / tsadei » s’écrit « ts » et en fin de mot « tz » pour éviter qu’il ne soit confondu avec un pluriel.
  18. Le « ק / qof » s’écrit « q ».
  19. Le « ר / reish » s’écrit « r ».
  20. Le « שׁ / shin » s’écrit « sh », et le « שׂ / sin », sin s’écrit «  s ».
  21. Et enfin le « ת / tav » s’écrit « t ».

 

Revoyons plus en détail quelques notions

* Le « א / alèph »

Lorsque deux voyelles sont coupées du fait d’un « א / alèph et afin de le faire savoir, nous ajouterons un trait d’union.
Comme dans cet exemple : « aqra-i / אַקְרָאִי  »
On peut voir un « ִ  /  i / 'hiriq » sous le alèph. On doit donc bien séparer les sons « a » et « i ». On l’écrira donc « a-i » en version phonétique.

Ici, il s’agit des sons « a » et « i » mais il en ira de même entre toutes les voyelles lorsque la présence du Aleph l’imposera.

* Le « ע / ayin »

Lorsque le « ע / ayin » est silencieux, c’est-à-dire qu’il porte un shéva ou qu’il est sans voyelle, on écrit une apostrophe seule pour signaler sa présence.
Exemple avec « לְדַעְתִּי  / léda’ti » ou avec  « רֶגַע  / réga’ ». On insiste légèrement sur la voyelle précédente et parfois on ne l’entend pas du tout.

Voyons cela :

- Lorsque le « ע / ayin » porte une voyelle : on coupe le son entre les deux voyelles, la voyelle précédente et celle du ayin
Exemple avec : « רָעָה  / raah ».

- Lorsque le « ע / ayin »l ne porte pas de voyelle, on rallonge la voyelle qui le précède pour faire la liaison avec la prochaine syllabe.
Exemple : « לְדַעְתִּי  / lédati ».

Dans cet exemple, on entend un « a » vaguement redoublé, mais sans coupure.

- Ou encore, lorsque le « ע / ayin » ne porte pas de voyelle et qu’il se trouve en fin de mot.
Exemple : « רַע  / ra »

On ne l’entend même pas.

Les sons « aille, ouille, eille, ille »

- Pour les sons « aille, ouille, eille, ille » on écrit « aye, ouye, eiye, éye, iye »
Voilà. Avec cette convention de phonétique vous pourriez en général, deviner l’écriture hébreu même sans la voir, de la phonétique à l’hébreu.

Les sons finissant par une consonne tels que « an, èn, in, on, oun »

Ces sons se prononcent comme en anglais
- « an » se prononce « ane »
- « èn » se prononce « ène »
- « in » se prononce « ine »
- « on » se prononce « one »
- « oun » se prononce « oune »

Idem avec les sons « at, èt, it, ot, out »  ou tout autre son vocalique finnisant par une consonne.